Bonjour les amis !
Voilà une éternité que je ne vous ai pas donné de nouvelle.
Mais, comme vous vous en doutez j'ai de bonnes raisons !
Primo j'avais rien d'intéressant à dire (ce qui, en soit, pouvait constituer une raison suffisante) et, secondo, je vous avais parlé en mars dernier d'un projet familial visant à se rapprocher de l'équateur en s'installant à Toulouse (ben quoi ? On gagne quand même 700 Km par rapport à Paris si l'envie nous venait de funambuler sur la ligne équinoxiale...). Et bien c'est quasiment chose faite : début juin nous prendrons résidence dans une splendide (n'ayons pas peur des mots. Ni de l'ISF) maison de ville à deux pas du jardin des plantes. A nous le soleil, la bonhomie proverbiale toulousaine, la bouillabaisse sur le vieux port, les aller-retours en TGV vers Paris pour honorer les contrats et voir les amis qui nous manquent déjà ! Enfin en un mot : l'aventure.
Par dessus les cartons qui commencent à envahir l'appartement je peux, malgré tout, vous lancer quelques nouvelles. Hop !
Au chapitre des mauvaises nouvelles une marque pour femme ronde, genereuses.com, pour qui j'avais eu l'occasion de réaliser des photos assez souvent ferme ses portes (ni voyez pas de relation de cause à effet !!). C'était une aventure sympa. Dommage et bon vent à la "patronne", Laura, qui va en profiter pour prendre plus de temps avec ses boud'choux!
Au chapitre des bonnes nouvelles, mon amie Stéphanie Zwicky, comédienne, modèle, bloggeuse et auteur à succès ;-) m'a fait l'honneur de consacrer un billet sur son blog à mon modeste travail suite à une séance presque improvisée réalisée il y a quelques semaines (voir l'articles ici). Du coup la fréquentation hallucinante de son blog a dopé également les visites de mon site pendant quelques jours. Merci Stéphanie !
Sinon, je continue ma réflexion sur des projets mélangeant le son et l'image et quelques essais sont en cours.
A part ça, c'est un sujet dont j'ai déjà parlé ici l'année dernière mais à chaque fois que le cas se présente je ne peux m'empêcher, jeune chimpanzé impulsif que je suis encore malgré ma calvitie naissante, de bondir et de japper (ça jappe un chimpanzé ?) : Une amie m'a demandé de répondre à quelques interrogations que se posait une connaissance à elle qui souhaite s'établir en tant que "photographe de vie" (photographier les gens dans tous les moments de la vie quoi !). J'ai donc lu le projet de cette personne ainsi que ses interrogations liées à son "installation" en tant que photographe. Et, (c'est là que je commence à japper comme un chimpanzé, reculez-vous d'un pas) dans toutes ces interrogations, comme c'est très souvent le cas dans les mails que je reçois de personnes qui veulent savoir, en substance, "comment faire pour être photographe freelance, être connu et gagner plein d'argent", pas une once de questionnement sur la "légitimité" artistique ou technique de sa démarche. En général on me transmet un lien vers un blog improbable pour que je puisse admirer les œuvres et à chaque fois la re-même envie de japper : soit j'ai droit à des photos de vacances (ouah ! Super le canard. Ooh ! Joli le palmier.) quand ce n'est pas des photos de fêtes de famille au détour de laquelle le futur photographe-freelance-célèbre-et-pété-de-thune a réalisé des portraits mal cadrés, ou flous, ou surexposés, ou avec des yeux rouges comme un lapin russe alcoolique ou les 4 à la fois mais, dans ce dernier cas, j'avoue qu'on approche un concept très intéressant qui mérite qu'on s'y attarde.
Pffffff !
Bon ok, on ne peut pas connaitre le travail de tous les photographes qui font "autorité" dans ce domaine mais, quand mêêêêêême, si on dit être passionné de photographie, on doit pouvoir connaitre quelques "maîtres" et comparer son propre travail au leur, non ? (Et, accessoirement, quand on se rend compte du décalage, de jeter son appareil photo et de rentrer dans les ordres pour oublier). Je plaisante à moitié : Savez-vous, par exemple, que Sonny Rollins a arrété de jouer du saxophone pendant plusieurs années après avoir entendu John Coltrane jouer ?
Enfin bref, c'est toujours la même rengaine que je sors mais ces gens qui veulent "être" sans "devenir" ça m'énerve. Le plus triste (ou le plus rigolo, ça dépend où on se place) c'est qu'ils peuvent très bien se lancer, sans connaitre rien à rien, et fonctionner correctement parce qu'il ont un bon relationnel et qu'ils trouvent des clients qui ne connaissent rien à rien non plus. Si, si, j'ai déjà vu le cas.
Plus j'avance dans la photo et plus je me rends compte que je ne sais rien. du temps, de la patience, du temps, de la patience... sont les deux mamelles de la création photographique. Hihihi !
Allez ! Je vais prendre mes gouttes et vous dis à très bientôt !
DM
PS : Si vous n'êtes pas loin de Paris je vous conseille d'aller voir une mini-expo gratuite dans le jardin du Palais-Royal. Les photos sont de Pierre Belhassen, un ami d'ami vraiment très talentueux (c'est d'ailleurs limite scandaleux d'être si jeune et si doué). Les photos se trouvent dans les vitrines juste à côté de l'entrée du Ministère de la Culture). En plus, vous pouvez bénéficier dans un même temps d'une visite commentée gratuite de l'ensemble du Palais Royal (renseignement auprès du poste de garde en face de l'entrée du Ministère) et du coup en allant de la mini-expo au poste de garde vous traverserez une autre expo de peintres ayant utilisé comme support un morceau du mur de Berlin. Enfin bref : prenez votre pique-nique, vous risquez de passer des heures là-bas !
Bonjour à tous !
En septembre 2008 (Ouah la vache ! Le temps passe !) je vous annonçais la création d'un petit livre "collector", en édition limitée à 50 exemplaires, signés par l'auteur et tout le toutim, de la série photographique Corps et obscurité(s).
Vous aviez alors été très nombreux (au moins 3 sans compter les parents qui ont posé une option pour 40 exemplaires) à me faire part de votre souhait de voir figurer cet objet magnifique en bonne place dans votre bibliothèque (plus un qui trouvait que l'épaisseur du livre était parfaite pour caler le pied de son lit bancal)
Ayant eu à régler quelques problèmes techniques afin de restituer fidèlement les noirs à l'impression (j'avais bien les corps mais pas les obscurités !) me revoilà, six mois après, tel un petit VRP à cravate Mickey, avec mon ouvrage sous le bras.
Afin de financer l'impression je lance donc officiellement l'ouverture des souscriptions. Les 50 premiers seront également les 50 derniers.
Pour souscrire et obtenir les instructions de paiement (le numéro du compte bancaire en Suisse où vous devrez aller déposer la somme en pièces de 5 centimes dont les numéros de série ne se suivent pas et cetera), il vous suffit de cliquer ci-dessous, là où il est écrit "cliquez ici" (j'avais pensé mettre un bouton "cliquez ailleurs" mais parfois entre humour et bizness il faut savoir choisir), remplir le formulaire et attendre une prompte réponse. Je sais, la technologie de nos jours... c'est à peine croyable...
Rappel des informations sur le livre :
dimensions : 20cm x 20cm
nombre de pages : 32
couverture brillante
intérieur satiné du plus bel effet je vous dis pas
édition limitée à : 50 exemplaires numérotés et signés
prix : 30 euros frais de port inclus


Formulaire de souscription :
A bientôt pour de nouvelles aventures !
DM
furtives le 06-04-2009 à 10:16:54 #
ah oui ! Je n'avais pas vu que nous étions le 1ier avril quand j'ai rédigé ce billet ! non-non-non ce n'est pas un poisson !
A bientôt !
PS : Lazare Caspi, bravo pour ton billet comparatif sur les objos Contax / Voigtlander ! ;-)
lazare19 le 05-04-2009 à 21:08:49 #
sympa le poisson d'avril mais à moi on me la fait pas
))
Bonjour à tous !
Voiture ayant du mal à démarrer le matin, lombaires coincées pendant plusieurs jours, impossibilité de retrouver certains objets dans mon atelier : l'action pernicieuse, invisible et quotidienne des fans de cette rubrique « actualité » a eu raison de ma ténacité. Je capitule en leur offrant ici un nouvel article pour donner quelques nouvelles du front. En échange, je réclame, en plus du raccourcissement du délai d'attente pour avoir un rendez-vous chez mon ostéopathe, la réparation immédiate du démarreur de ma voiture ainsi que la remise imminente dans mon placard de ma deuxième chaussette noire avec bout et talon vert pomme qui manque cruellement à son double (elle commence à perdre son teint hâlé et voit son système immunitaire se réduire de jour en jour laissant le champ libre aux mites parisiennes).
Ah, ces fans, vraiment prêts à tout ! Je vous jure...
Alors quoi de neuf ces derniers temps ?
Pour être super franc (carremment-over-honnête-tu-vois ?) le début de l'année 2009 a été commercialement très, très, très calme. Il paraît que c'est général. Mais est-ce vraiment une raison pour ne pas faire réaliser de book-photos, hein ?
J'en ai donc profité pour faire un nouveau tri dans mes photos pour voir celles qui ont vraiment un intérêt et que j'aurais pu louper lors du premier editing, essayer de nouvelles interprétations via quelques légères modifications de réglage des lumières (merci le numérique) etc... le bilan est mitigé. Certaines des photos que j'ai pu réaliser depuis un an sont pas mal mais.... trop peu nombreuses ! Une dizaine tout au plus pourrait être montrée sans que j'aie à en rougir. La conclusion est claire : on ne peut pas "être" sans "devenir". Je veux dire par là que trois ans de pratique prétendument "professionnelle" ne représentent vraiment rien en comparaison de tout ce qui me reste à parcourir pour produire un travail digne d'intérêt. Je me sens plutôt à l'aise techniquement pour arriver à réaliser ce que j'ai en tête mais le travail est ailleurs (the work is elsewhere, comme diraient les ringards-qui-ne-savent-pas-encore-qu'ils-sont-ringards-et-qui-donnent-dans-le- « team-bulding, le challenging, l'out-placement »-pour-essayer-de-se-persuader-que-leur-travail-est-tellement-important : soyons médiocre mais restons modestement francophones, fichtre !) (Fin de la parenthèse), plus en profondeur, plus introspectif. En d'autres termes : comment restituer le plus fidèlement possible ce que l'on a "en dedans" ? Enfin bref, le train-train existentiel habituel.
J'ai cependant pu réaliser deux petits « reportages » dans le domaine de la musique.
Le premier dans le cadre d'une résidence du groupe de pop-rock-(et autre) « Tous les films ont la même fin » à Chartres. Les « pères fondateurs » du groupe (Lionel Fondeville et Cyrille Catois) ont accepté que je traine dans leurs pattes durant 3 jours, en me laissant carte blanche (white-business-card-gold, comme disent... euh, voir chapitre précédent !) pour réaliser des photographies durant les différentes répétitions, mises au point, filages. Comme je crois déjà l'avoir dit dans cette rubrique, autant je n'aime pas faire des photos de concerts, autant j'adore faire des photos de répétitions et des coulisses. Concernant les photos de concert deux choses me gênent : premièrement il m'est pratiquement impossible d'écouter de la musique en live et de faire des photos en même temps. Du coup, lorsque je réalise (ça m'est arrivé malgré tout) des photos de concerts, soit, au bout d'un moment, je me laisse entrainer par la musique et je ne fais plus de photo, soit je suis concentré sur les photos et je trouve alors le résultat final plat et commun car je n'ai pas réussi à m'imprégner de l'atmosphère musicale (ou alors j'ai oublié d'enlever le bouchon de l'objectif et dans ce cas là les photos sont plates, communes et noires). Deuxièmement je pense que la photo n'apporte rien à un concert. On peut montrer des attitudes, des instants de complicités entre musiciens, les jeux de lumières etc mais quel intérêt de montrer ça avec des images fixes ? Autant il me semble que filmer un concert apporte vraiment un plus en terme de souvenir, autant la photo qui, de fait, ampute d'un sens le spectacle, n'apporte pas grand chose.
En revanche, de ce servir de la performance scénique des musiciens pour réaliser « quelque chose d'autre » via la photographie me semble vraiment une chouette démarche. C'est ce que j'ai essayé de faire durant ce reportage. J'ai malgré tout fait des photos « classiques » pour que les musiciens puissent avoir un souvenir de l'atmosphère visuelle mais j'ai aussi expérimenté des choses comme les flous « contrôlés » et les surimpressions in situ. Ce n'est pas nouveau, ni phénoménal, mais le résultat me plait !
Vous pourrez voir une sélection de photographies ci-dessous :
L'autre reportage photographique s'est déroulé le 11 mars. Il est parti d'une idée simple : j'avais envie de savoir ce qu'il restait, 31 ans après, de la passion suscitée par Claude François (pour les plus jeunes, Claude François était un chanteur de la fin du XXième siècle qui a réalisé une brillante carrière dans la chanson après avoir loupé trois fois son CAP d'électricien). Je me suis donc rendu à Dannemois, en lointaine Région Parisienne, où Claude François (CF) possédait une grande propriété (le moulin). Dannemois est un petit village très jouli avec un café, une église, une mairie, un cimetière, le moulin de CF, un grand parking pour accueillir les cars de touristes et quelques autres maisons autour pour faire genre. Je suis arrivé au petit matin, imaginant que j'aurais à me garer à 3 kilomètres du village, à me battre avec des touristes en short pour accéder au sanctuaire. En fait je suis arrivé sans problème devant l'entrée du moulin, rue du moulin, sans qu'il y ait la moindre voiture ni le moindre chat errant. Il n'est pas possible de voir le moulin de la route mais un poster géant sur le mur d'enceinte permet d'avoir une idée de l'endroit. Une pancarte indique que le moulin se visite (guidé) moyennant un droit d'entrée de 12 euros et avec interdiction de marcher dans le parc, prendre des photos à l'intérieur, se baigner dans la piscine sans maillot. La relative atmosphère morose, voire mortifère, m'a donné l'idée de me rendre au cimetière en attendant que les fans arrivent. Le cimetière à la sortie du village ressemble à tous ceux des villages français. Une grande enceinte de murs gris, une grille en fer noir pour y accéder. La tombe de CF est au fond du cimetière, légèrement en hauteur car le terrain est en pente. Une double tombe pour lui et sa mère, avec une statue en pied pour lui et un buste pour sa maman. Ces statues (assez moches à mon goût, je dois l'avouer) ont été offertes par des fans club. Le fan club Magnolias forever, de Belgique est le plus actif semble t-il. Des couronnes de fleurs et quelques plaques en marbre. Je suis resté pas mal de temps un peu en retrait afin d'observer au long de la matinée les visiteurs venus rendre hommage au chanteur. Rien de très passionnant dans les premières visites (rien de plus que des personnes qui viennent déposer des fleurs sur la tombe d'une être cher le jour anniversaire de sa mort). Je suis retourné ensuite à pied devant le moulin (le village n'est pas bien grand) et là, devant la porte, une voiture Renault 9 personnalisée : je me dis que mon reportage photo va enfin commencer. Cinq antennes sur le toit de cette voiture, des rideaux sur la lunette arrière représentant CF et ses claudettes, des posters « photomontage » collés sur le coffre et le capot de la voiture. Bref, la fan-mobile dans toute sa splendeur. Je fait quelques photos de l'objet et j'essaye de trouver son propriétaire (j'imagine qu'il doit porter, au minimum, un tee-shirt « Cloclo forever » ou ce genre de chose). Ne le trouvant pas je me rends à nouveau au cimetière, me disant qu'il a peut-être fait le chemin inverse du mien avec une légère variante. Arrivé au cimetière je vois une dizaine de randonneurs autour de la tombe. Je m'approche un peu et aperçois, au centre même de la sépulture, un tee-shirt « Cloco forever » (j'avais vu juste !!) qui semble contenir un fan, de trois-quarts arrière, caché à moitié par la statue et occupé à arroser les fleurs et nettoyer les plaques avec un chiffon. Les randonneurs sont visiblement là depuis un petit moment et certains commencent à grogner car ils ne peuvent pas prendre en photo la tombe sans que le fan apparaît dans le cadre. Je m'approche pour mieux sentir l'atmosphère. Un monsieur me parle : « non mais vous avez vu ? Ca fait 10 minutes qu'on est là et pas moyen de prendre une photo. Il le fait exprès, c'est pas possible ». Moi, il commence à drôlement me plaire ce fan. Je sens mon reportage photo prendre forme... les randonneurs-photographes tentent une dernière photo sous un angle évitant de trop voir le fan et s'en vont. Je reste seul devant la tombe. Le fan termine ses tâches ménagères et vient se poster à côté de moi pour contrôler son travail. Je m'apprête à lier conversation quand il déclare, à la fois en me parlant mais surtout en se parlant à lui-même : « Pffff ! C'est n'importe quoi. Ils sont tous venus faire du cinéma l'année dernière(1) mais cette année personne est là. De toute façon, même l'année dernière Drucker est pas venu (2). Si il était là je lui dirais moi. Pareil, l'autre là, son sosie, y'avait les caméras et tout et la journaliste lui demande « ca fait quoi d'être le portrait vivant de Claude François ». J'te jure je les auraient bien virés d'ici à coup de pied. Enfin bon, c'est un lieu de respect mais franchement. Y'a pas de respect de toute façon. Et puis il faut voir maintenant, ceux qui chantent. Ils lui arrivent pas à la cheville. Star'ac et tous les trucs là, je leur foutrais mon pied moi, c'est n'importe quoi. Il serait là tu verrais comment il leur rentrerait dedans à tous ces cons. ». J'essaye d'en savoir un peu plus sur ce fan pur (et dur). Je lui demande s'il vient tous les ans. « Là, ça fait trois ans que je suis pas venu. J'essaye de venir le plus possible mais c'est pas toujours facile ». Je lui demande si la Renault 9 devant le moulin est bien a lui. « Non, nous on est venu en train. On habite Boulogne sur Mer. On a pris le train jusqu'à Paris, après le train de banlieue, après il faut prendre un bus pour arriver ici. J'ai dormi sur les marches de l'église. Après j'ai vu avec l'auberge pour qu'il m'héberge pour pas trop cher ».
30 ans de la mort de CF
S'il n'avait pas fait « bzztt » CF aurait dû se rendre à une émission télé de Drucker le 11 mars 1978
Et il a commencé à parler de lui, de quand datait sa passion pour Claude François. Et là, j'ai commencé à sentir que je ne ferai pas vraiment de photo durant ce reportage : J'étais arrivé le matin à Dannemois dans un esprit, somme toute, légèrement goguenard, décidé à faire un reportage plutôt rigolo et décalé sur le joyeux monde des fans. Au bout d'un petit moment de discussion avec ce fan, je me suis senti ému par tout ce qu'il pouvait porter comme blessures, déchirures, désillusions. C'est sa mère, depuis décédée, qui lui a fait découvrir Mike Brant (dont il est fan également) et Claude François. Il a vu Claude François en 1974 (il avait 8 ans) et il est resté pour lui une référence. Un exemple à suivre. S'il peut, un jour, il ira à Tel-Aviv sur la tombe de Mike Brant. Cette année, pour venir le 11 mars, il a claqué presque toute son allocation chômage du mois. Transport, logement, entrée au moulin ainsi que le diner spectacle du soir avec Tom Evers (qui n'arrive pas à la cheville de Claude mais bon c'est pour marquer le coup). Au bout d'un moment j'ai remarqué une petite bonne femme qui était juste à côté de nous, se recueillant sur la tombe depuis tout le temps que nous discutions. J'ai compris qu'il s'agissait de sa femme. Elle, elle est fan de Johnny mais a fait le voyage pour l'épauler. Son mari m'indique qu'elle a réalisé des sites internet en hommage à Mike Brant, Claude François et Johnny. Je lui demande si ils sont ouverts au public et il me répond « oui, oui ! Vas-y donne lui l'adresse ». Elle, gênée, semble ne pas vouloir. Je lui dis « non, ce n'est pas grave, je posais la question comme ça je ne veux pas vous forcer ». Et, timidement, elle me donne, malgré tout, l'adresse du site. Je reste encore un petit moment avec eux, lui me demande si je suis fan également. Je lui explique que non, pas vraiment, même si Claude François a bercé mon enfance, comme on dit, et que ces chansons me renvoient à des moments émouvants de ma petite enfance (j'ai pas dit ça exactement de cette façon). Nous nous sommes salués (« je vous serre la main, même si vous n'êtes pas fan c'est chouette de vous être déplacé ») et je suis retourné dans ma voiture. Là, seul face à mon volant, dans le calme de ce village quasi désert, j'ai senti une grande bouffée de « blues » m'envahir. Une sorte de mélasse d'émotions gluantes et disparates : une profonde tristesse à l'idée de ce couple de fans, semblant désemparé face au Monde et se raccrochant à leurs idoles enfouies six pieds sous terre. Une certaine amertume (ou devrais-je dire une amertume certaine ?) à l'idée qu'ils n'étaient finalement qu'un miroir grossissant dans lequel je pouvais voir mes propres faiblesses et, si je n'm'abuse, où un grand nombre d'êtres humains un peu paumés face à la complexité du monde pouvait également se mirer.
Et puis hop, the show must go on et je suis reparti vers de nouvelles aventures (en l'occurrence vers mon cher quartier parisien avec ses bobos, ses jeunes femmes habillées à la mode et tous ces gens qui semblent tellement dans le move) (c'est incroyable de voir à quel point dans certaines rues de Paris on croise des gens qui paraissent over bien dans leur Converses !) (mais je m'égare) non sans avoir fait malgré tout quelques photos de la tombe et quelques bouts de vidéos que vous aurez peut-être l'occasion de voir un de ces jours.
Quelques jours plus tard, en relisant les quelques notes prises
lors de mon reportage photographique sans photo (concept déposé
à la Sacem), je suis tombé sur l'adresse internet du
site d'hommage à Cloco-Brant-Johnny réalisé par
l'épouse du fan... des publicitaires ingénieux avaient
trouvé l'idée du « deuxième effet
kiss-cool », vous vous souvenez ? Eh bien voilà.
Je me retrouve à saisir sur mon clavier l'adresse de ce blog.
Je retrouve alors le même type de photomontages que j'avais pu
voir au dos du tee-shirt « Cloclo forever » du
fan de Boulogne-sur-Mer. Le blog n'est alimenté que par des
centaines de ces photos montages avec, pour seul mention, « cadeau
pour mes ami'(e)s si vous aimez vous prenez ok ». En
parcourant le blog je me suis aperçu que le nombre de
commentaires laissé par les visiteurs du site pour chaque
photomontage était vraiment très important, au minimum
une vingtaine. En creusant un peu j'ai pu constater que l'épouse
de mon fan s'est visiblement créé des dizaines de
pseudonymes et se poste elle-même les commentaires à ces
photos, des petits messages sympathiques du type «Bonjour,
J'espère que tu vas bien Je te souhaite un bon dimanche
bisous, ton ami johnnygil » «bonjour,a toi je passe
te souhaiter un bon dimanche ton ami christophe »
« Bonjour, Mon petit passage pour te souhaiter une trait
bonne journée
J'espère que tu vas bien à ce
soir, gros bisous ton amie:michèle32 » .... Et
pour moi : re-blues et re-mélasse-d'émotions-gluantes-et-disparates
mais avec un brin de grosse poilade de rire quand même car je
suis plutôt d'une naturel primesautier.
La conclusion de cette histoire : Je pense que parfois la photographie ne suffit pas, à mon modeste niveau) pour transmettre l'émotion d'un moment. Dans ce cimetière j'aurais été bien incapable de trouver une approche photographique qui m'aurait permis de « dire » tout ce que je pouvais ressentir avec autant de précision que l'écriture.
Voilà pour les petites nouvelles de cette fin d'hiver
Sinon, parmi les projets importants il est question que je décentralise mon activité sur la Région Toulousaine au printemps (demain quoi !). Ma petite famille et moi aspirons à une vie plus paisible et à proximité de nos familles respectives. Amis parisiens ne vous inquiétez pas ! Je continuerai à réaliser des prestations en Région Parisienne et le service après-vente est assuré !
A bientôt !
DM
alexia Hugon le 21-03-2009 à 14:16:09 #
Oh bah non tu vas nous quitter...sniffou
Sinon on se voit quand ??? 
Bisous
joce le 21-03-2009 à 12:42:55 #
Salut David et merci pour les nouvelles.
très passionnantes d'ailleurs...!
A très bientôt alors!
bonne santé et bon voyage.
Bonjour à tous !
Nous voilà déjà en 2009. A peine rentrés dans de ce nouveau siècle que nous voilà déjà à la fin de sa première décennie !
Je vous présente, fidèles visiteurs, mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Que tous vos rêves ne se réalisent pas (ben oui, après quelle serait votre raison d'espérer ?) mais que vous puissiez, petit à petit, arriver vers vos idéaux jusqu'à presque les toucher...
Bon,
visiblement cette nouvelle année débute sous le signe de la poésie
hallucinée chez Milh et Cie ! (Et je ne suis pas sûr que ce soit une
bonne chose pour la santé mentale)
Quoi de neuf ? Me demanderez-vous, grands curieux que vous êtes !
Des forfaits tous frais sortis de notre imagination débordante !
En fait, je suis parti d'une constatation simple : certains clients n'avaient pas forcement les moyens (ou l'envie) de s'offrir une séance "noir et blanc argentique" dont le coût de revient m'obligeait à proposer à un prix plus élevé que celui du forfait de base et d'autres clients avaient trop d'argent (ou trop d'envies !) pour se limiter à mes forfaits habituels fort bon marché !
Tel un petit Robin des bois de la photographie, j'ai donc pensé à des forfaits qui pourraient contenter tout le monde (c'est vrai quoi : on n'arrête pas de parler depuis quelques mois du "pouvoir d'achat" qui diminue dans les foyers modestes mais personne ne s'inquiète des foyers mieux lotis pour lesquels il augmente. C'est pas juste. Heureusement que je suis là pour penser à ce genre de choses. Non mais j'vous jure !)
Donc, en conclusion, vous pourrez désormais profiter d'un forfait "noir et blanc numérique" à 180 euros, d'une part, et profiter du nouveau forfait "tout argentique" à 500 euros d'autre part. Elle est pas belle la vie ? Vous retrouverez bien entendu les forfaits déjà existants et quelques autres déclinaisons. Les prestations "hors cadre" restant bien entendu d'actualité et chiffrées sur demande.
La grille des prix des tirages sur papier reste inchangée, les laboratoires professionnels avec qui je travaille habituellement ayant eu la bonne idée de ne pratiquement pas augmenter leurs tarifs.
J'en profite pour rappeler que les forfaits sont "tout compris" : ils incluent la séance de prise de vue, un CDrom contenant les photos en haute-définition, des planches-contact, une galerie virtuelle sur le site furtives.net et une "enveloppe-tirages" vous permettant de choisir le nombre et la taille des tirages papiers que vous souhaitez avoir. Je sais, c'est à peine croyable.
Manquerait plus que je fasse des soldes en janvier et ce serait le bonheur complet !Enfin ne compter pas la dessus quand même.
Dans quelques jours, vous pourrez découvrir sur le site une nouvelle prestation. J'en avais parlé ici-même il y a environ un an et le temps à passer sans que j'aie eu le temps de la mettre en place. Officiellement, dans quelques heures, vous pourrez réserver une date pour participer à une session de formation photo animée par votre serviteur...
Pourquoi une telle prestation ? (Me direz-vous, insatiables que vous êtes !)
J'ai pu constater qu'avec l'avènement de la photo numérique dans les foyers, bon nombre de personnes utilisent un appareil numérique sans trop savoir, finalement, ce qu'ils font. Quand c'est l'outil qui maitrise l'utilisateur le résultat est à l'avenant : photos floues, trop sombres, mal cadrées et j'en passe. Le but de ces modules de formation est donc de proposer un stage pratique (et ludique) qui permettra aux participants de comprendre les bases de la photographie numérique et de trouver des solutions adaptées dans les cas où le "tout automatique" ne peut pas garantir un bon résultat. Dans un premier temps 3 formations seront au catalogue : un stage d'initiation, un stage de perfectionnement et un stage de post-production. Le nombre de participants pour chaque session est limité à 4, ce qui me semble être la bonne "dimension" pour que chacun puisse tirer profit de cette journée de formation. Il est également possible de réserver une session de formation pour une seule ou deux personnes. Les formations se dérouleront sur Paris et, à partir du printemps 2009, seront également proposées dans la région de Toulouse.
Elle commence pas bien, l'année 2009 ?
A très bientôt et - amis métropolitains - couvrez-vous bien !
DM
furtives le 05-03-2009 à 07:38:24 #
Oui, c'est vrai, je traine un peu la patte ces derniers temps !
Bientôt des nouvelles... patience !!
atelier pa le 24-02-2009 à 20:52:39 #
eh m'sieur ! j'ai payé l'abonnement ...y a encore rien pour février??
dans l'attente et comptant sur votre dévouement ...meilleures salutations.
Les Ateliers de PA
ce soir c'est toi la star!
furtives le 11-01-2009 à 12:11:31 #
Ok ! c'est noté ! Ta place est réservée dans la session VIP !
Gros bisous
DM
joce le 09-01-2009 à 22:29:12 #
Printemps 2009 via Toulouse ?.....
j'me forme !
Bonjour à tous !
Comme vous l'avez probablement remarqué, quelques petites nouveautés sont présentes sur le site.
J'en avais un peu marre du noir / orange et nous sommes donc passé au gris foncé / gris clair / orange (on attend les beaux jours pour passer au blanc / fushia !)
Un nouveau logo un peu plus dynamique que le précédent (ouais, on est une équipe de jeuns ici et on s'éclate à donf... Ca s'voit dans le logo, hein ?)

Une nouvelle présentation de la page menant aux différents porfolios et la remise en ligne de la galerie "High-key" que vous êtes assez nombreux, finalement, à apprécier. J'ai malgré tout pris la liberté de réinterpréter cette série en remplaçant la couleur blanche par d'autres (sur le conseil de Francis Apesteguy qui m'avait expliqué que le blanc rappelait trop l'hôpital et que ça faisait peur !)
Et, enfin, l'accès vers un "espace clients", avec sièges en cuir et musique douce, pour que vous puissiez consulter en toute quiétude les albums photos des séances que vous allez tous continuer à me commander par paquet de 12 !
Allez ! Passez de très bonnes fêtes de fin d'année et revenez en pleine forme en janvier !

Alexia, septembre 2008
DM
Joce and co le 01-01-2009 à 20:36:27 #
Meilleurs Vœux au photographe de talent,et à sa petite famille .
Ghis le 19-12-2008 à 18:36:12 #
très bonne fin d'année, et plein de nouveaux projets pour 2009, aussi géniaux voire même plus si c'est possible !!
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